Marie-Christine Blandin

Sénatrice du Nord – Groupe écologiste
 

Nous avons le devoir de restaurer des perspectives
enthousiasmantes et de poser les bases d’un autre monde

 
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Marie-Christine Blandin

Portrait

Marie-Christine Blandin est écologiste, sénatrice du Nord (élue en 2001 puis 2011) et ancienne présidente de la Région Nord Pas-de-Calais (1992-98).
Au Sénat elle siège au sein de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, qu’elle a présidée de 2011 à 2014, ainsi qu’à l’OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques).
Depuis octobre 2013, elle siège également au Conseil Supérieur des Programmes (instance issue de la loi pour la refondation de l’école de la République, chargée de proposer de nouveaux programmes scolaires).
Elle est l’auteure de la loi relative à l’indépendance de l’expertise en matière de santé et d’environnement et à la protection des lanceurs d’alerte promulguée le 16 avril 2013.

Son parcours militant en quelques mots

Mémoire de fin d’études (1972) sur la pollution des eaux de surface du Nord de la France – Université de LILLE 1.
Professeur de sciences à Fourmies (Nord), puis Aïn Temouchent (Algérie), puis à St Pol sur Ternoise (Pas-de-Calais).
Engagements associatifs : Tiers-mondiste, Quart-mondiste, environnementaliste, pacifiste…
Engagement politique : Aux cotés des Verts, puis d’Europe Ecologie Les Verts entre 1984 et 2014.

Ses mandats d’élue

Présidente de la Région Nord/Pas-de-Calais : 1992-1998
  • Mandat marqué par les initiatives de démocratie participative, de développement durable, de coopération décentralisée,
  • Première décentralisation de la gestion du transport ferroviaire de voyageurs,
  • « Assises Régionales pour l’Emploi et le Travail ». Mise en scène la parole des chômeurs et de tous les acteurs de terrain pour construire des pistes contre le chômage,
  • Réduction du temps de travail dans plus de 200 entreprises volontaires,
  • Soutien à l’émergence des accords de la gauche plurielle.
Sénatrice du Nord depuis 2001

Résolument contre le cumul des mandats, elle a démissionné de son mandat de conseillère régionale (issu des élections de 1998) dès son élection au sénat, en septembre 2001.

Minoritaire dans la minorité, l’action est quand même possible !
D’abord seule élue écologiste (2001-2004), puis accompagnée de Dominique Voynet, Jean Desessard, Alima Boumediène-Théry et Jacques Muller (ce dernier entre 2007 et 2010), elle anime un groupe écologiste “informel” administrativement rattaché au groupe socialiste. Durant cette période la petite équipe se partage les interventions pour porter le point de vue écologiste sur touts les textes sensibles. Marie-Chrisitne Blandin intervient plus particulièrement sur les questions de santé environnement (amiante, risque épidémique), de culture (partage de la culture scientifique, photographie, œuvres orphelines, diversité culturelle) et de biodiversité.

Elle co-préside le groupe de travail “Biodiversité” du Grenelle de l’environnement, qui scella l’interdiction du Monsanto 810 et de la mine de Kaw en Guyane.

2011-2014 : Un sénat à gauche, un groupe écologiste et une présidence de commission
A l’issue des élections de septembre 2011 (et sa réélection) l’entrée de 10 écologistes (et l’évolution du règlement du sénat) leur permet de créer un groupe politique, dont elle assure la vice-présidence entre 2011 et 2014. La création du groupe écologiste permet d’inscrire à l’ordre du jour des propositions de loi (ou de résolution), la première loi écologiste adoptée est la loi Blandin relative à l’indépendance de l’expertise en matière de santé et d’environnement et à la protection des lanceurs d’alerte promulguée le 16 avril 2013.
L’équipe écologiste renforcée peut couvrir le champs des 7 commissions permanentes du sénat, et chaque parlementaire écolo intervient désormais dans le cadre des compétences de sa commission.
Marie-Christine Blandin devient présidente pour 3 ans de la Commission de la Culture de l’Education et de la Communication entre 2011 et 2014 (voir son élection, et son bilan)… Elle retrouve l’exercice de la présidence alors qu’elle ne fait pas partie du groupe majoritaire, dans un contexte où la gauche sénatoriale est diverse… et n’a qu’une voix d’avance au sein de la commission. L’écoute et le respect des positions de chacun, la construction collective patiente, permet, sur les deux grands textes envoyés à sa commission par le gouvernement (Refondation de l’Ecole de la République et loi Fioraso sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche), de former un consensus de gauche et de faire voter des améliorations substantielles.

2014-2017 : Le sénat retourne à droite.. la suite est à écrire
A l’issue du renouvellement partiel de septembre 2014, elle n’est plus présidente de la commission de la culture, mais retourne à l’OPECST. Le groupe écologiste est toujours au travail mais dans un sénat de droite, les débouchés sont rares.

Pour aller plus loin :

Dans le moteur de recherche, l’onglet “thèmes” vous donnera la liste des principaux thèmes d’intervention de Marie-Christine Blandin.

Pour un archivage intégral de ses interventions et appartenances, vous pouvez vous reporter à sa fiche signalétique sur le site du Sénat.
Pour les amateurs de statistiques et d’open data, le site nossenateurs.fr est une bonne plateforme.

En savoir plus

Lettre d’information

Nous envoyons régulièrement des informations par email. Vous pouvez vous inscrire ci-dessous.

@mcblandin

[COMMUNIQUE DE PRESSE]
« Jungle » de Calais : travaillons à la dignité

Les conditions du démantèlement de la partie sud de l’indigne “jungle” de Calais, entamée lundi 29 février, sont en rupture avec les précautions énoncées dans le jugement du tribunal administratif du 25 février (reconnaissant les lieux de vie). N’oublions jamais que ces personnes déplacées sont en détresse.

Les témoignages égrainés tout au long de la journée de lundi montrent un décalage certain avec les promesses de ne démanteler que les abris vidés de leurs occupants. Le recours à la force publique, les charges et l’emploi de gaz lacrymogènes sont une défaite.

Cet énième épisode humanitairement désastreux de la gestion des réfugiés est l’aboutissement d’une impasse qui a commencé avec la destruction du centre de Sangatte en 2002, contre laquelle seuls les associations et les écologistes étaient mobilisés (Hélène Flautre, alors députée européenne et Marie-Christine Blandin, Sénatrice).

Personne ne souhaite voir perdurer les conditions indignes de vie des réfugiés telles quelles sont dans la “jungle” de Calais, mais les “démolitions sans solution” n’ont jamais rien apporté d’autre qu’encore plus de précarité et de fragilisation des personnes, de distension des liens de solidarité.
La conduite des réfugiés vers les “Centres d’accueil et d’orientation” ne peut être considérée comme l’unique solution à la résorption de l’indignité, dans la mesure où les propositions de ces centres sont en grand décalage avec la réalité de l’objectif de la majorité des personnes qui est de se rendre au Royaume-Uni.

L’accès au droit des migrants est un préalable, ce qui commence par la reconnaissance du statut de réfugié et la bonne information, dans les langues parlées, des droits de ceux-ci. A cet égard, Marie-Christine Blandin a récemment interpellé le gouvernement sur la nécessité de rendre effectif le droit au regroupement familial dans le cas d’une famille dispersée entre le Royaume-Uni et la France.

La situation des mineurs est particulièrement inquiétante et nécessite une mobilisation des pouvoirs publics guidée par l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de la convention internationale des droits de l’enfant (ONU, 1989).
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2 mois avant  ·  

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En soutien de l'intersyndicale du ministère de la Culture CFDT – CFTC – CGT – FSU – UNSA présente ce midi devant le Sénat, qui discute en ce moment la loi relative à la liberté de création, à l'architecture et au patrimoine ... Voir plusVoir moins

3 mois avant  ·  

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